Le temps d’agir

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עֵת לַעֲשׂוֹת להויה הֵפֵרוּ תּוֹרָתֶךָ 

Psaumes 119, 126

Il y a longtemps que ma conscience m’interpelle et me poursuit de jour en jour, pour sortir de ma réserve et écrire un livre fondamental concernant l’Âme du Judaïsme et de la Religion, ainsi que la connaissance de l’authentique Sagesse de la Kabbala. ​ Afin de répandre ces idées au sein du Peuple, de façon à ce que chacun puisse en retirer une connaissance et une compréhension correctes de l’ensemble des principes qui existent dans le Monde d’en Haut, de leur nature et de leur caractère véritable. ​

Extrait du "Don de la Tora"

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Cinq « petites » questions

Je voudrais dans cette introduction clarifier quelques questions simples en apparence, que tout le monde connaît bien, et beaucoup d’encre a coulé pour leur donner des réponses claires.

Et malgré tout, nous n’en avons pas encore une connaissance claire et satisfaisante. 

 

Première question : quelle est notre Essence ? 

 

Deuxième question : quel est notre rôle dans la longue chaîne de la Réalité, dont nous sommes de [simples] petits maillons ? 

 

Troisième question : lorsque nous regardons ce que nous sommes, nous nous sentons remplis de défauts et de faiblesses, si bien que rien ne semble plus méprisable que nous. Mais quand nous pensons à Celui Qui œuvre et Qui nous a créés, nous devrions nous situer au niveau le plus élevé1 qui soit  et auquel rien n’est plus digne d’éloges. Car du Créateur Parfait il ne peut sortir que des actions parfaites ! 

 

 Quatrième question : selon ce qu’exige la raison, n’est-Il pas « le Bien et Celui qui fait le Bien13 », Lui loué soit-Il, que rien ne surpasse ? Et comment a-t-Il pu créer dès l’origine autant de créatures qui soient tellement affligées et malheureuses14 tous les jours de leur existence ? N’est-il pas dans la nature du Bien de faire le Bien et, quoi qu’il en soit, de ne pas faire autant de mal ? 

 

Cinquième question : comment est-il possible que de Celui Qui est Éternel15, Qui n’a ni début ni fin ‒, émanent des créatures qui passent, périssent et disparaissent ? ​

 

 

Début de l'Introduction au Talmud des dix Sefirot

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הָרָצוֹן לְקַבֵּל לְעַצְמוֹ שֶׁבּוֹ לֹא נִבְרָא אֶלָּא רַק לִמְחֹתוֹ וּלְהַעֲבִירוֹ מֵהָעוֹלָם וּלְהָפְכוֹ לְרָצוֹן לְהַשְׁפִּיעַ

« La volonté de recevoir pour soi-même, qui est en l’homme, a été créée seulement pour que nous l’effacions, que nous la fassions disparaître du Monde et pour la transformer en volonté de prodiguer le bien ».

Introduction au Livre du Zohar, § 19

Recevoir pour donner

Il s'agit d'un principe important, rappelé par le Rav Ashlag z’’l :

d’une part recevoir, c’est-à-dire « prendre », et d’autre part donner, à savoir « donner à autrui ce qu’il attend, lui prodiguer le bien », sont deux attitudes opposées qui correspondent au mauvais et au bon penchants. Dès sa naissance, l’être humain est confronté aux quatre situations suivantes :

1) לקבל על מנת לקבל « Recevoir pour recevoir » :

c’est la nature initiale de l’être créé, dans laquelle domine la volonté de prendre tout ce qu’il est possible de s’approprier. Le mauvais penchant, appelé aussi égoïsme, est dominant et l’homme se conduit alors comme un animal.

 

2) לתת על מנת לקבל « Donner pour recevoir » :

dans ce cas, l’homme donne en vue de recevoir quelque chose en échange : son intérêt reste dominant. Par exemple, on accomplit les Mitsvot en vue de recevoir une récompense de יהו״ה HACHEM.  C’est mieux que dans le cas précédent mais ce n’est pas suffisant, car la motivation qui incite à donner réside dans ce que l’on attend en retour. Le mauvais penchant et le bon penchant sont présents : le mal participe au bien.

 

3) לתת על מנת לתת « Donner pour donner » :

cette phase découle d’une conception idéale de la vie. C’est une attitude d’altruisme extrême : aider les autres sans jamais penser à soi. Par exemple, accomplir les Mitsvot et servir יהו״ה HACHEM, aider son prochain sans rien attendre en retour. Dans la tradition juive, cela ne correspond pas à la finalité de l’être humain, telle qu’elle est voulue par le Créateur.

 

4) לקבל על מנת לתת « Recevoir pour donner » :

c’est le stade ultime de la sainteté de l’être humain ; en effet, יהו״ה HACHEM a créé l’homme avec la volonté de recevoir : celui-ci doit donc accepter de recevoir, le but n’est pas de tout recevoir de façon égoïste, mais de transmettre à autrui ce que יהו״ה HACHEM a accepté de donner. L’être humain va prendre ce dont il a besoin et donner ce que l’autre attend de recevoir. C’est l’application de l’idéal de la Kabbala. C’est le stade de la Ḥokhma (la Sagesse). Maintenant, le bien domine le mal. ​

 

En conclusion, nous devons donc nous comporter de façon altruiste, à l’image de יהו״ה HACHEM qui donne à chaque instant.                                                                                                                              

 

Naomie